Article 24 PĂ©dro Kouyate le nouvel album đź’ż Following
L'université de la vie de Pédro Kouyaté
À 53 ans, Pedro Kouyaté signe Following (Quai son records-Pias), un opus très personnel, salué par la critique, avec Big Daddy Wilson, Manu Katché ou encore Arthur H. Following cristallise les interrogations du griot sur notre monde. L'autel des artistes de Paname l'a rencontré au studio Kadic à Villejuif le 8 novembre, jour de la sortie de l'album. Comme un signe du destin.
Julien Le Gros: Pourquoi ce titre Following?
Le cover official de l’album following & Quai Son Records & Jazz Magazine
À propos du nouvel album : 👇
🎧🎼🎶💿🔗Album FOLLOWING disponible sur https://pias.ffm.to/pedro_kouyate_following
©️ Sébastien Toulorge le 27 mai 2024 au Théâtre du Châtelet avec Jazz Magazine
Pedro Kouyaté: Bonjour. J'en profite pour saluer les « followers » du média web L'Autel des artistes de Paname, d'ici et d'ailleurs. Following c'est un jeu de mots. Par là j'entends l'idée de « suivre », toutes ces persones qui demandent: « Combien as-tu de followers sur les réseaux sociaux?» C'est aussi une métaphore de suivre nos ancêtres. L'idée m'est venue quand j'étais dans ma « chambre noire ». Je mets des draps noirs et je m'enferme.Quand je compose je me mets dans le noir, je m'extirpe de la lumière du jour pour être nimbé par celle qui est dans ma tête. Fin 2020, nous étions confinés en raison de la pandémie de Covid-19. Je me suis dit que les ancêtres nous voyaient depuis là -haut. L'humanité a sans doute déconné. Quelle va être la suite de tout ça? Où allons-nous? On ne peut même plus aller à la boulangerie sans remplir une procuration. Following est venu de ces questionnements.
JLG: Il y a un double paradygme entre votre rôle de messager griot « traditionnel » et celui du 2.0 avec les réseaux sociaux.
©️ Sébastien Toulorge le 27 mai 2024 au Théâtre du Châtelet avec Jazz Magazine
PK: Il y a aussi l'idée, selon moi, de la juxtaposition, de l'hybridation entre le monde virtuel et le monde réel. Il suffit de prendre le métro pour voir qu'il y a très peu de contacts humains. On est tous connectés sur nos téléphones. Je me rappelle que quand j'étais au lycée il y avait une carte d'astronomie avec l'alignement des planètes: Mercure, Mars, Jupiter... Où nous situons-nous dans l'univers? La Terre est notre maman à tous, qui nous porte. L'être humain joue un jeu très dangereux. La société est dans une course effrenée. Tout le monde se filme en permanence. Les prises de parole aujourd'hui sont très risquées avec le poids des réseaux sociaux. Que doit-on dire aux gens? J'ai eu la chance de connaître le monde avant l'arrivée des téléphones portables. Quand ma mère m'appelait de la France, j'étais au Mali et j'avais le combiné collé à mon oreille. J'ai voulu à travers ma musique, me parler à moi-même, communier avec les ancêtres, restituer cette part des ancêtres d'Afrique. La spiritualité est très importante à mes yeux.
JLG: Dans quelles conditions a été réalisé l'album?
Studio La Fugitive : https://www.lafugitive.com
Studio Quai Son : https://www.quaison.fr
PK: Avec des contraintes, il n'y a pas de liberté pure et dure. Si la porte m'est fermée j'observe à travers le hublot de la fenêtre. Quand il y a un obstacle ça me permet de me réinventer. Je considère les échecs comme faisant partie de l'université de la vie. Il faut échouer pour se relever. Il faut se battre pour quelque chose. Les conditions étaient très dures. J'ai eu des imprévus, des artistes qui devaient venir en studio et se sont désistés au dernier moment. En même temps, j'ai bénéficié d'un enchaînement de situations positives, du soutien indéfectible d'Edouard Rencker, directeur de publication de Jazz magazine et du label Quai son records.
Edouard Rencker, propriétaire et directeur de la publication de Jazz Magazine ©️ Tous droits réservés
Une partie de l'enregistrement a été effectuée au studio La Fugitive avec mon complice Olivier « Bud » Bodin, que je considère comme mon Rudy Van Gelder (célèbre ingénieur du son de Blue Note NDLR), et je salue toute l'équipe du studio Benoît Daniel, Bernard Natier, J.B. L'autre partie a été réalisée grâce à Jazz magazine, au studio Quai Son, près de Fontainebleau. J'ai eu les meilleures conditions au monde pour enregistrer ce disque.
Pédro Kouyaté au Studio Quai Son en 2021 ©️ Sophie Comtet Kouyaté
Studio Quai Son en 2021 ©️ Tous droits réservés
Following est un appel à l'ouverture sur le monde, à sortir de nos oeillères. Souvent on me dit que je fais de la « musique africaine. » Mais c'est beaucoup plus subtil que ces qualificatifs réducteurs. Louis Armstrong a joué en Afrique, Ghana (1956), Congo (1960). Les musiques d'Afrique comme le jazz sont des musiques de transe...
1956 : Louis Armstrong débarque au Ghana
JLG: Sage femme est l'un de vos titres les plus personnels, un mot-valise entre la femme qui accouche et la sagesse féminine. Quel en est le message?
Julien Le Gros et Pédro Kouyaté chez Kadic cinefoto le 8 novembre 2024
PK: Sans parler du mouvement Me Too, je fais partie de ces hommes féministes qu'on n'entend pas assez. Par exemple, la part féminine de mon être est plus importante que ma part masculine. C'est cette part de moi-même qui m'a toujours sauvé. On s'est toujours moqué de moi en raison de ma voix particulière et de mon corps « de femme » que j'assume parfaitement. L'homme doit assumer sa partie féminine. J'ai écris dans ce morceau: « Sage femme, femme flamme, femme chamane. » Cela fait écho en moi. On a toujours tendance à considérer les « sages » comme des hommes. Le monde est trop phallique, trop sous domination masculine. La sagesse vient de ma mère. Je suis né d'un ventre. Tous les hommes viennent d'un ventre. Les machos, qui ne veulent pas qu'on regarde leur mère ou à leur soeur, doivent se calmer. Quand une femme donne ce n'est pas une promesse de don. Elle donne avec générosité, malgré la souffrance ou la douleur. Ma mère me disait toujours que ce que les femmes supportent, les hommes en sont incapables, parce qu'on n'est pas faits du même bois.
Erik Truffaz - Trompettiste suisse © Tous droits réservés
JLG: Quelle couleur souhaitiez-vous apporter Ă ce titre en demandant la participation d'Erik Truffaz?
PK: J'ai accouché de cette idée comme une femme accouche d'un enfant. Parfois le compositeur ne décide pas de tout. Les dieux qui produisent le son accomplissent le casting. Celui qui est frappé par le baton des dieux est « appelé ». Ça a été le cas pour Erik Truffaz qui ne me connaissait pas. Je donne un conseil, en particulier aux jeunes de vingt ans qui sont submergés de choix et pour qui la vie est dure: n'ayez pas peur. Si ce que vous cherchez n'arrive pas tout de suite c'est que vous devez encore apprendre. Avant d'obtenir vos objectifs il faut passer par l'université de la vie. C'est très difficile parce que la société nous apprend à regarder le succès mais pas les étapes à franchir pour y parvenir. Certaines personnes se suicident parce que la barre est mise trop haute. Mais il ne faut pas se décourager. Vous pouvez même écrire au président de la République! Ma mère Fanta a écrit à Danielle Mitterrand (première dame de 1981 à 1995 sous l'ère Mitterrand, présidente de la fondation Danielle-Mitterrand France libertés NDLR) C'était une lettre truffée de fautes d'orthographe mais ça a touché Danielle Mitterrand. Il ne faut pas être trop orgueilleux, il faut aller vers les gens et vous trouverez la solution à vos problèmes. Je viens d'un pays, le Mali, où il n'y a pas de parking, il n'y a pas de système de sécurité sociale. Il faut être humble, notamment par rapport à ceux qui nous ont précédés, comme Manu Dibango. Si tu apprends, tu vas être utile à toi-même et aux autres.
Sur l'album il y a les mots d'Arthur H sur Sahara blues. Qu'est-ce qui vous unit Ă Arthur?
Arthur H - ©Tous droits réservés
Avant de le connaître, j'ai connu son père Jacques Higelin. Jacques aimait Mory Kanté, on l'entend avec Youssou N'Dour sur son album à Bercy en 1985. Il y a des gens qui vont t'aimer parce que tu viens d'Afrique. C'est le cas d'Higelin qui a emmené Mory Kanté partout. Arthur était dans les valises de son père. Arthur a toujours aimé le continent africain. Mais quel artiste lui a fait une proposition musicale, à la fois culottée et sérieuse? J'ai eu cette chance. Arthur aime le désert et on est partis sur Sahara blues, sur une écriture écologique à quatre mains en studio. J'ai adoré me laisser surprendre dans ce processus de création. Le titre marche, non pas en raison de la notoriété d'Arthur mais parce qu'il y a une cohérence dans l'écriture. En France on aime les livres. L'écriture est la seule façon de garder le temps dans une boîte de façon éternelle. Ce n'est pas par hasard si pendant la période de l'esclavage on interdisait aux Noirs d'apprendre à lire et à écrire pour les empêcher de comprendre ce qui se passe.
Arthur H - ©Tous droits réservés
Julien Le Gros et Pédro Kouyaté chez Kadic cinefoto le 8 novembre 2024
JLG: Justement un autre titre de l'album Hiver, avec Oxmo Puccino, est un vrai travail d'Ă©criture.
PK: C'est magnifique parce qu'Oxmo m'a demandé le thème. On a écrit en studio, dans le calme. on pouvait entendre le bruit du frigo. On a écrit, on a lu comme ça, de manière empirique. Le son appartient à tout le monde, est planétaire. L'Afrique peut aussi se revendiquer de Miles Davis, de Bill Evans. L'écriture est universelle. Donc, Oxmo et moi avons comparé nos mots jusqu'à ce qu'on dise: « Stop, on ne touche plus à rien. » et on a enregistré. Je me revendique aussi de cette tradition de la chanson à texte, même si ça dérange celles et ceux qui me classent dans la catégorie: « musiques du monde. » Je remercie Oxmo Puccino et son manager Marc Mottin, pour leur confiance, parce que les artistes ont un staff. Oxmo s'est aussi renseigné. L'expérience de mes vingt années à jouer dans le métro m'a été utile. Les gens voient bien qu'il y a un contenu dans ma musique. Il faut tenir bon, ronger l'os jusqu'au bout!
© Sophie Comtet Kouyaté Tous droits réservés.
© Sophie Comtet Kouyaté Tous droits réservés.
© Sophie Comtet Kouyaté Tous droits réservés.
JLG: Sur Following, on peut aussi entendre Manu Katché
PK: Cela a été une rencontre fabuleuse avec Manu Katché. J'ai suivi son actualité et je suis renseigné sur lui. J'ai appelé sa manageuse Keryn Kaplan aux États-Unis. La musique, le talent ne suffisent pas. Il faut être audacieux, avenant, appeler au bon moment la bonne personne, bien s'entourer. Grâce à Keryn Kaplan, j'ai eu la sympathie de Manu et j'ai eu accès à ce grand batteur de jazz. Il s'est même déplacé alors qu'il aurait pu tout faire à distance, par fichier partagé. Dans la vie, il faut amener quelque chose sur la table, comme le chien avec le gibier, envoyer des signaux forts, avoir envie, sans frimer, ne pas rechercher le succès immédiat. Le temps est notre seul juge.
© Emmanuel Delaloy Tous droits réservés.
© Emmanuel Delaloy Tous droits réservés.
JLG: Toumani Diabaté est décédé le 19 juillet 2024. Peut-on dire qu'il a aussi fait partir de votre école de la musique, à N'Tomikorobougou, quartier de Bamako?
PK: J'en profite pour m'adresser aux jeunes parce que pour moi c'est plié. Dans la vie, il faut un cadre. Je n'en ai pas eu. J'ai perdu mon père à l'âge de huit ans, d'autres n'en ont jamais eu. J'ai eu des pères de substitution qui eux-mêmes n'avaient pas de bonnes relations avec leurs géniteurs. Il ne faut rater aucun rendez-vous dans la vie d'un homme. J'ai eu la chance au bon moment, au bon endroit, d'être le jeune à qui on confiait tout. Toumani était mon voisin. Je ne volais pas. J'avais tellement de trousseaux de clés sur ma taille qu'on aurait dit un marabout! Toumani Diabaté habitait à côté de Ballaké Sissoko, comme Michel Ange et Leonard de Vinci, pendant la Renaissance. Et moi j'étais le confident qui gardait les secrets. Toumani me parlait de Ballaké et vice versa mais je ne disais rien à l'un ou l'autre. Quand d'autres jeunes s'intéressaient aux marques de vêtements de sport, moi je m'intéressais à la musique. Je faisais le ménage dans le local de Toumani avant de faire de la musique. C'est comme ça que j'ai vu à Bamako quelqu'un comme Martin Scorsese (réalisateur du documentaire Du Mali au Mississippi, 2003 NDLR) Avec Following j'espère contribuer au changement des mentalités. Legrand jazz de Michel Legrand, Kind of blue de Miles Davis ont changé le jazz. Un « petit africain » comme moi, arrivé en France en 2006 peut travailler avec des têtes couronnées. Et cette leçon je l'ai apprise grâce à des devanciers comme Toumani Diabaté.
Pédro Kouyaté et Toumani Diabaté ©️Isaac et Jade
Toumani Diabaté est un musicien malien, né le 10 août 1965 à Bamako et mort dans la même ville le 19 juillet 2024.
©️ Tous droits réservés
Sur Following, vous rendez aussi hommage à un autre disparu, en 2019, l'acteur Mabô Kouyaté, à 29 ans.
On partage le même nom Kouyaté. C'est le fils de Sotigui Kouyaté, ce grand acteur qui a joué avec Peter Brook, et de la costumière Esther Siraba Kouyaté Marty. Mabô est parti mais chez nous en Afrique, les morts ne sont pas morts. Il y a deux morts, celle de ta disparition physique mais aussi celle pendant laquelle tu sors de la mémoire collective, d'où les processions, les commémorations. Les morts sont partout. Faire revenir Mabô c'est faire revenir son souvenir. Plus on répète une chose, moins le temps l'efface. Tout ce qui se répète ne se meurt pas. Mabô fait écho à tous les êtres chers que j'ai perdus, mon père, ma mère, mes amis. Il est important de rendre hommage à ceux qui sont partis. C'est le sens de ce titre.
Mabô Kouyaté
Acteur
Mabô Bacoundâ Ismaël Kouyaté, dit Mabô Kouyaté, né le 1ᵉʳ septembre 1989 à Neuilly-sur-Seine, et mort le 3 avril 2019 aux Lilas, est un acteur franco-helvético-burkinabé naturalisé malien.
Photo : ©Tous droits réservés
Vous avez fait votre release party le 15 novembre au studio de l'Ermitage. Qu'a représenté pour vous cette date?
Chaque seconde de ma vie est importante pour moi; Je vais vous faire une confidence, j'ai été dans le coma une fois pendant douze jours. Le sommeil c'est une petite mort. Quand tu dors et que tu te réveilles, c'est comme si tu étais un peu dans les bras de la mort. Donc, quand je suis revenu à moi ma vie a changé. Il y a des gens qui ont vendu ma voiture, ma moto. L'imam est venu. Quand je me suis réveillé ma soeur est tombée! C'est ce que j'explique sur le titre Marassa dans l'album. On ne peut plus être comme avant quand on a été dans ce couloir sombre de la mort.
Pour répondre à votre question, je restitue sur scène ce que la vie m'a donné. Quand on te donne il faut redistribuer. Quand ta main est pleine, il faut la vider pour recevoir. Je donne au public, à mon équipe de ce média web L'autel des artistes de Paname, à toutes les personnes qui ont été là depuis le début. Je restitue cet album et c'est une nouvelle vie qui commence pour moi, un nouvel acte de naissance...
Questions bonus:
JLG: Au fil du vinyle. Je vais vous présenter trois pochettes de disques et vous me direz ce qu'elles vous évoquent:
-Orchestre régional de Kayes, 1970, label Mali music.
PK: Je connais cet album, enregistré un an avant ma naissance. Mon père a travaillé à la discothèque de la Radio-Soudan, rebaptisée Radio-Mali en 1960. Pour l'anecdote, Ali Farka Touré, a hérité de la voiture de fonction de mon père. Il n'était pas encore musicien. Il a commencé comme chauffeur. Le premier gouvernement de Modibo Keita a utilisé les orchestres régionaux comme celui de Kayes. Mitterrand a inauguré la pyramide du Louvre, Chirac a eu le musée du quai-Branly. Chez nous, la propagande politique s'est faite par les orchestres. L'écoute de ces orchestres à la radio nous ont a aussi donné un contact sur l'extérieur. Il n'y avait pas Internet à l'époque. Kayes c'est la région de Boubacar Traoré. Son frère Kalilou a étudié la musique à Cuba avec les Maravillas du Mali. Tout ça a fait partie de ma formation musicale.
Orchestre Regional de Kayes
L’Orchestre Régional de Kayes est créé afin de revigorer et de moderniser la culture kassonké. Sous la direction du chef d’orchestre Harouna Barry, il va s’imposer dans tout le Mali. Au début des années 1970, l’orchestre En 1977, le groupe sort un album éponyme.
-Les Ballets africains de Keita Fodeba volume 1, disques Vogues 1959
PK: Chez le chorégraphe Keita Fodeba, le costume, la danse sont particulièrement recherchés. Il y a à la fois l'aspect visuel et l'aspect sonore. Je pense aussi au festival mondial des arts nègres inauguré par Senghor en 1966. A la télévision je voyais le travail sur les costumes dans les mises en scène du comédien ivoirien Sidiki Bakaba. Sur le clip de mon titre Tissu j'ai voulu m'habiller comme un chamane africain.
https://www.youtube.com/watch?v=FcnMzGNd1rA
-Les Double six rencontrent Quincy Jones, Capitol, 1961
PK: J'ai évoqué Quincy Jones avec Daniel Mermet lors d'une de mes interventions à la Philharmonie de Paris. Daniel Mermet m'a raconté que son père le pianiste Charlie Mermet a connu Quincy alors qu'il revenait d'une tournée foireuse en Afrique pendant laquelle le manager est parti avec la caisse. La légende veut que depuis ce jour Quincy a décidé de ne plus jamais travailler que pour lui-même. Ça m'a conforté dans l'idée que tout est possible, que l'impossible n'existe pas. C'était possible pour Quincy de retirer Michael Jackson des griffes de son père, etc. Quincy Jones a connu l'époque de la ségrégation, pendant laquelle les Noirs étaient lynchés. C'est difficile à imaginer aujourd'hui pour un jeune de vingt ans scotché à son smartphone. Paix à son âme, Quincy ne mourra pas.
Thé ou café: Si vous n'étiez pas musicien qu'auriez-vous fait?
J'ai toujours aimé soigner car ma grand-mère m'a donné ce don. Je fais de la thérapie sonore à distance. Si je n'étais pas musicien j'aurai donc été guérisseur. Ça fait plaisir à mon âme. Il y a quelques jours, même si c'est fatigant j'ai coupé le feu à quelqu'un. On revient à ce que je vous ai dit; il faut restituer!
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